Biographie d’Alain Lhostis

Alain Lhostis, né le 12 juin 1946 à Cormeilles-en-Parisis, est un homme politique français, membre du Parti communiste français.

Biographie

Origines, famille et études

Alain Lhostis est le 8e enfant d’un père terrassier et d’une mère au foyer, originaires de Bretagne. Il suit des études secondaires au lycée d’Enghien où il adhérera en 1961 au Cercle des Jeunesses communistes dans le cadre des actions contre la guerre d’Algérie.

Il débute sa carrière professionnelle à 17 ans comme mécanographe à la SNCF, de 1964 à 1970. Il est, à cette période, militant syndical de la CGT et sera un des acteurs importants du grand mouvement de mai/juin 1968 des cheminots à la gare de l’Est. Il deviendra rapidement délégué du personnel.

Parcours professionnel et politique

Il adhère en même temps que Robert Hue au Parti communiste français en janvier 1963. En 1970, il devient premier secrétaire du comité du 10e arrondissement du PCF à Paris.

En 1971, âgé de 25 ans, il est élu le plus jeune conseiller de Paris. Il occupe ensuite, aux côtés de Paul Laurent, Henri Fiszbin et Henri Malberg, des responsabilités au sein de la fédération communiste parisienne.

À la fin des années 80, il rejoint la direction nationale comme collaborateur de Mireille Bertrand auprès de qui il a en charge les questions de santé, d’urbanisme, du logement, du transport et de l’environnement.

A partir de 1989, il exerce son activité professionnelle comme cadre de la mutualité. Parallèlement il occupe des responsabilités électives en son sein. Il sera élu président de l’Union des Mutuelles de France d’Ile de France et vice-président de la Fédération des Mutuelles de France.

En juin 1995, il est réélu conseiller de Paris sur la liste menée par Tony Dreyfus, la gauche parisienne emportant alors 6 arrondissements mettant fin au grand chelem réalisé par la droite depuis 1983.

En juin 1997, il intègre comme conseiller social le cabinet de Jean-Claude Gayssot, alors ministre communiste de l’Équipement, des Transports, du Logement et du Tourisme et de la Mer dans le gouvernement Jospin. Il est remarqué pour ses talents de négociateur, le journal Le Monde l’appellera d’ailleurs le « démineur de Gayssot ».

Comme le relève Fréderic Lemaître dans le Monde (25/05/2000), Alain Lhostis a alors en charge toutes les négociations sociales du Ministère (pilotes de ligne, contrôleurs aériens, cheminots, personnel de l’équipement…) notamment dans le cadre de l’application des 35 heures.

Pendant la Présidence française de l’Union européenne à partir du 1er Juillet 2000 pour un semestre, il accompagne le Ministre dans tous ses déplacements européens et le conseille.

Il a été également étroitement associé à l’élaboration de la loi Solidarité Renouvellement Urbain (SRU), défendue par Jean Claude Gayssot et Louis Besson (secrétaire d’Etat au logement). notamment sur deux des aspects les plus connus : l’obligation de 20% de logements sociaux et la régionalisation SNCF (les TER).

Il sera un des principaux Conseillers de Jean-Claude Gayssot jusqu’à la fin de la mandature en mai 2002.

En 2000, il avait été élu membre du comité national du PCF en même temps que Bernard Thibault.

En 2001, Bertrand Delanoë, maire de Paris, lui confie la présidence du conseil d’administration de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP). Son mandat est marqué par la mise en oeuvre de grands projets, dont la construction d’un cyclotron et du bâtiment des grands brûlés de l’Hôpital St Louis et du nouvel hôpital Necker-Enfants malades. Adjoint au maire chargé de la Santé, il impulse une politique novatrice de prévention des addictions, marquée notamment par la création d’un centre de soin spécialisé en toxicomanies (CSST) dans le centre de Paris. Il met aussi en place une politique de dépistage organisé et gratuit des cancers, notamment pour le cancer du sein.

En 2008, il est réélu conseiller de Paris.

Professionnellement, depuis 2002, il a rejoint la haute fonction publique, en devenant Inspecteur général de l’équipement dans ce ministère. Il est aujourd’hui Inspecteur général de l’Écologie, du Développement durable et de l’Energie.

Détail des mandats et fonctions

  • de 1971 à 1977 : Benjamin du Conseil de Paris
  • de 1983 à 1995 : Conseiller d’arrondissement dans le 10e arrondissement
  • de 1995 à ce jour : Conseiller de Paris, élu du 10e
  • de 2001 à 2008 : Adjoint au Maire de Paris en charge de la Santé et Président délégué du Conseil d’Administration de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP)
  • de 2008 à aujourd’hui : Conseiller de Paris, Conseiller du 10e arrondissement en charge de la Politique de la Ville.

Décorations et distinctions

À propos de l'auteur